Par exemple

Publié le par Alain Marc

 

Par exemple, il m'arrive de ne pas "sentir" un texte, ou telle partie de mon travail. C'est le cas pour ce que je nomme mes "nouvelles", ou "textes" [certaines], qui abordent le début du d'un, récit (toujours très bref). [...] mes Poésies non hallucinées, pour parler d'un livre que je vous ai envoyé, ou plutôt pour certaines. Ce recueil est un dur travail de reprises de textes anciens je dis, un peu à la manière du palimpseste. Il est aussi parfois dur, de lâcher, un texte, parfois pour de pures raisons sentimentales..., qui se rattache à un souvenir bien particulier, une mémoire un bout de, mémoire, alors que littérairement cela ne tient pas. Et puis tous mes textes sont écrits en de multiples passes, un peu comme le sculpteur, je dis souvent, qui polit et enlève telle couche, améliore tel angle.

 

Il y a aussi une question d'équilibre, à trouver, à chaque fois, tel texte ou poésie, à côté de telle autre. Un peu à la manière du nouvelliste, qui assemble n'assemble, que des nouvelles d'un même thème d'un même, trempe. (J'aime par exemple beaucoup le petit recueil Risibles amours de Milan Kundera, toutes sur le rire, ou plutôt : le risible, à chaque fois pourtant bien différentes l'une de l'autre (tout l'art est là : assembler le différent, creuser le trou le tendre au plus loin possible, sans aller trop loin, pour ne pas perdre justement, le fil.)

Non dîtes-moi.

Alain

 

ps _ mais j'ai soudain un vieux souvenir qui remonte, où dans mon enfance, grande toute petite, enfance, je devais dire — mais sûrement comme beaucoup, d'autres enfants —, le « patalon », comme je disais les phares "m'éclabouillent" — il n'y a JAMAIS, de hasard et retiens : cette fille, encore, à Paris 8, qui faisait son sujet de mémoire sur la langue qui fourche, les erreurs de langage,

 

et la folie.)

 

à bientôt

 

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Publié dans correspondanSes

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