"Je m'apprêtais justement à vous écrire"
Je me suis évidemment confronté à cette question [de la brièveté de certaines "lectures" publiées sur Poezibao]. Et il est vrai que je me suis vu, certains jours, me dire moi-même que la note du jour était peut-être un peu moins bonne, et attendre avec impatience celle du lendemain, ou que, à l'inverse, la note présente de cet autre jour était par contre, vraiment très très bien. [...] L'entreprise est un défi, difficile à tenir : écrire, et publier chaque jour, et suis le seul à le faire ainsi sur Poezibao (à par vous, bien entendu, mais il ne s'agit pas du même statut, je vais y revenir).
Publier une note au quotidien, relève d'une autre temporalité que la lecture de ces mêmes notes dans un livre, dans un carnet. C'est la première chose que je me suis dite. Par contre, je ne partage pas votre vision de Poezibao qui ne serait pas un livre. Il est aussi un livre, déjà par le fait, et en premier, que poèmes y sont publiés régulièrement. Il est aussi un livre, par les dernières actions de
Je fuis, Florence, vous le savez, l'explicatif, l'argumentatif, toute entrée dans un discours plus long, qui s'approcherait du narratif (là encore, comme avec Écrire le cri, qui développe de multiples subtilités et à beaucoup de niveaux, détourne le dire — liste des œuvres du cri "jetée" en fin, juste abordée dans le corps même du texte, qui fait de la bibliographie une partie intégrante du texte même de l'essai, un autre texte à lire comme tel, un index des mots, relayant, résumant-amplifiant, tout le dit développé sur tout l'essai, et bien d'autres choses qui seraient à relever).
Ces quelques remarques
Alain