Me vient aujourd'hui en rebonds

Publié le par Alain Marc

Florence,

 

Merci. Merci énormément, pour ce que tu me dis sur mon journal. Qui conforte (ré- conforte) ce que je pensais depuis longtemps, à savoir que ce dernier peut être considéré, pourra, comme une “œuvre” [comme une autre], à part entière... Merci beaucoup, donc, pour ce que tu me renvoies, qui, encore une fois, est fort, et fort bien dit (encore une lettre de toi que je garde).

Ce qui me fait une bonne transition (tu vois, tu sens mon côté journalistique ? — que je pourrais fort bien moi aussi, développer...). Pour te dire que j'ai beaucoup aimé ta note précédente du Flotoir, celle sur Chostakovitch. Tu y montres là une sensibilité extrême, une sensibilité Forte et Littéraire. J'aime bien aussi quand tu exposes ta vision de ton propre parcours, de ton œuvre en gestation et à venir, cette pluralité des sujets et points de vues proclamés et mis en avant comme un précepte, un concept littéraire, une marque de fabrique. Et là je me dis que je me dois, qu'on doit, de te laisser faire, à ta guise, produire et concentrer, ta voix, ton, projet, du Flotoir. Et cette séparation en sons, lumières (avec d'autres, catégories, à trouver ?), est une des solutions, pour présenter à la publication un jour et publier, un livre sous ce joli nom et nom qui commence à avoir son aura et petit salon d'auditeurs qui le suivent depuis quelques temps déjà, le VRAI (et seul) FLOTOIR. Mais peut-être as-tu derrière tes fagots dans le off, le Flotoir vrai que tu caches et gardes pour toi, une autre, organisation en tête. Alors voilà, ce qui me vient aujourd'hui en rebonds, entre toi et moi. Toi et moi.

 

Alain

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