Je me sens assez, j'ai beaucoup travaillé

Publié le par Alain Marc

Florence,

je me sens assez seul depuis pas mal de jours, et cela, malgré l'amour de ceux qui m'entourent dans ma vie quotidienne et terrestre, si je puis dire. je souffre, oui. et cela est terrible car on, je, n'ose le dire. cela est "bête", et nous amoindrit. on se sent en dessous des autres, de ceux qui vont bien, qui arrivent à rester à la surface. envie, l'envie est, toujours, de m'enfermer et de me couper de tout, de tout le monde, du monde, surtout. et je viens de lire une superbe phrase, au début de cet après-midi, comme quoi ce dont on avait peur, quand on était dans cette emprisonnement là, c'était l'imminence, et que c'était justement ce sentiment d'imminence, qui paralysait, c'est-à-dire, en fait, la peur de la mort. comme si on n'envisageait plus aucune autre issue venant du monde, que le monde, ne vous apporterait maintenant plus RIEN. et c'est facile, de l'extérieur, du coin de l'autre, quand on ne le vit pas, ne l'a jamais vécu, de pointer, et de dire. mais tout, alors, est plus fort que vous et échappe à votre volonté. vous aimeriez bien, voir les choses autrement, mais ne le pouvez plus que vous ne vous battez déjà, à chaque instant. alors vous saurez à quel point j'attendais, en silence, un mot de vous.

j'ai beaucoup travaillé, encore, ces dernières semaines, sur mes poèmes à dire, à crier et à murmurer. beaucoup, pas mal, sont dans un premier état acceptable. j'ai surtout bien travaillé sur un en particulier, afin de le proposer à un concours (que je me promettais pourtant de ne plus jamais postuler...), et je pense que lui également, est arrivé dans ce premier état acceptable dont je me satisfais dans un premier temps (il faut bien que j'avance, que j'embrase — oui, embrase et non embrasse —, le tout de ma tête, sente, que j'en touche les deux bouts du fil tendu).

J'ai beaucoup aimé votre présentation du dernier Jean-Baptiste Para, qui me le fait découvrir, l'homme, sous un angle nouveau (depuis mes contacts Europe), c'est à dire autre que le censeur qui m'a fait arrêter cette collaboration après trois entretiens déformés de sa main (que j'ai aussitôt rectifiés évidemment dans mes tablettes...)

à bientôt,

(je dois aller au Marché le samedi mais ne sais si j'en aurais, au dernier moment, l'envie, malgré un 'rendez-vous' avec un jeune poète qui en a très envie, malgré plusieurs autres stands où je pourrais peut-être aller en mon avantage, sans compter les rencontres possibles... — mais [je]demande toujours le maximum...)

alain

 

 

 

 

 

 

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