Mise en scène

Publié le par Alain Marc

Florence,

 

je travaille surtout en ce moment sur mon journal, à sa mise au net (je ne travaille plus, depuis bien longtemps, que de retouches en retouches). Cela est parfois très riche d'enseignements d'ainsi réexaminer le passé. Je suis actuellement mi-1992, c'est-à-dire juste avant mon entrée à l'université, dans le no man's land qui l'a précédée, mais qui fut aussi riche en avancées. J'aime aussi ainsi, fixer mon histoire, tel que l'on fait les plus grands, je pense plus particulièrement à Freud, et à Guy Debord, bien éloignés pourtant l'un de l'autre mais ce qui me surprend, peut-être dans les deux cas de façon un peu similaire, est cette volonté de se mettre en scène, c'est très clair pour Guy Debord dont j'ai acheté les œuvres en Quarto. Pour Freud je pense surtout à la censure de toutes ses hésitations, notamment par la publication enfin complète des lettres de Freud à Fliess où la mise en scène fut opérée par les proches et tenants de la psychanalyse. Là aussi, il y eut mise en scène, par sélection, et omissions multiples.

 

Travailler toujours dans l'ombre. C'est cela le plus important : l'écriture, et non sa consommation, sa mise sur le devant, sa promotion. Travailler travailler. Comme un Charles Juliet, à la manière d'un. Par, avec, la mort. Comme je te le disais dans les toutes premières correspondances que je t'envoyais mi 2005. Car quand on pense vraiment à la mort, on sait enlever tout le superflu, et VOIR, ce que l'on doit VRAIMENT, là où vraiment, on doit Être et Faire.

 

alain

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