« Je sais que ce qui se dégage du regard de mon corps, me coupera toujours de ce milieu... »

Publié le par Florence Trocmé

merci de tes mots, bien sûr tu as totalement raison et je crois que mes choix naturels, les amis qui me portent et que sans doute je porte, ce sont ceux là dont je parlais, qui ne sont pas dogmatiques, qui ne font pas partie de, qui sont en marge, électrons libres, libres d'eux-mêmes, capables de prendre le risque de dire une vérité qui n'est par forcément conforme à ce qu'ils sont supposés être…

 

Je me sens en affinité avec Bergounioux quand il raconte qu'à 17 ans, il a tout abandonné du reste pour se consacrer à la tâche impossible d'essayer de comprendre un peu de ce qui lui arrivait, pour lui c'est passé notamment par l'étude, encyclopédique et là aussi tu sais sens que je suis en affinité avec lui. Peut-être que ma démarche avec la poésie est du même ordre, en connaître le plus possible, en lire le plus possible, dévorer, oui pour faire naître le discernement. J'ai confiance dans ma capacité de discernement naturel, mais je sais qu'elle a tout à gagner d'être informée. Et lire oui, apprendre, comprendre oui, le plus possible, se frotter aux textes, les éprouver…

De même que, et là encore je suis Bergounioux, je pense que ce qui me manque c'est d'affronter le passé le plus lointain… La furie des premiers temps… voilà soudain qui me parle, en pensant notamment à Claude Louis-Combet.

 

Florence

 

 

 

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