Je ne vais 2

Publié le par Alain Marc

Je connais bien ce vide lorsque l'on est à côté de soi-même. C'est un sentiment très fort, qui vient sournoisement par en dessous de la conscience, de la raison de surface et qui vient sourdre à la porte, la harceler, l'ébranler. La renommée (telle qu'elle fonctionne en occident) n'apporte rien, est vide, et pourtant nous la recherchons, nous raccrochons à elle, nous implorons sa présence, à en mourir, lui donnons le pouvoir de notre raison d'exister (ou plutôt, d'inexister). Elle conduit notre perte. Sans, nous souffrons, quand elle arrive, nous avons bien souvent du mal à la gérer. Où est le Vrai ? Suis-je vraiment dans le Vrai ?

À l'origine se trouve souvent un vide, un manque d'équilibre entre les parties, une difficulté à atteindre la totalité, l'unicité, l'être, le j'existe, je fais, je suis capable.

Ce que j'ai premièrement envie de vous dire, Florence, c'est que Poezibao, déjà en lui même, est une oeuvre, forte, première, unique. Beaucoup d'années de maturité ont été nécessaires à son éclosion, qui sont passées par l'étape de Zazieweb. Poezibao est là, existe, est pérenne. Et déjà par lui, vous serez reconnue, admirée, ferez des envieux. [...]

... Il reste seulement à éliminer ce que j'appelle la peur du vide * et que, sachez le Florence, ne me quitte que rarement et que depuis, pour ne pas mentir et être précis, que depuis quelques jours où je me remets parfaitement en route depuis après, bien des mois.

 

Alain

* ce que l’on peut appeler « le vide d’être »

Publié dans correspondanSes

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