Des éditeurs de poésie

Publié le par Alain Marc

Chère Florence

 

afin de répondre à votre question sur mon désir de voir publier certains de mes écrits chez des éditeurs qui sont loin, voire, qui n'éditent pas du tout, a priori, de poésie, je pense que le mieux encore est de vous envoyer, au complet, copie de cet essai sur mes dires et réflexions sur, que je mène depuis plus de quinze ans maintenant [Chroniques pour une poésie publique]. En gros, et pour aller vite, je dirais que l'enseigne d'un éditeur de poésie, enferme aussitôt l'écrit qu'il referme dans un ghetto, un certain cercle, met une barrière — mais il est vrai, comme toute enseigne (celle de Gallimard, celle du roman noir, etc.). Pour aller vite, tout en sachant, qu'il faut aller aussitôt plus loin que ces deux mots que accole, et joue à heurter. Et je repense, que j'avais déjà eu ce désir d'aller dans les marges, à savoir, de côtoyer un monde parallèle, celui du théâtre contemporain en occurrence, lorsque j'étiquetais il y a deux ou trois ans Méta / mor / phose ?, en deuxième de couverture, du nom de "poésie/théâtre". Ma vision, et ma petite expérimentation de la lecture publique telle que je l'envisage, au cours du temps et à petite échelle malheureusement, pointe également il me semble, ici ou là dans cet essai sur la poésie publique). Le désir, derrière tout cela, serait que ces écrits soient lus et en priorité, par un public non averti des us et coutumes, et de l'histoire, de la poésie qui plus est, contemporaine.

 

Cela n'est qu'un désir. Je sais que ma (politique) actuelle est de ne pas passer mon temps à essayer de le réaliser, mais bien de continuer, et aller au bout, de mon écriture et de tous mes écrits (en tous cas, de me battre, avec moi-même, pour)

 

alain

 

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