Radic

Publié le par Alain Marc

radical ? extrême ? Oui, parfois.

 

 

J'ai pensé, aussi, à vous parler prochainement de mes cinq fonctions de la poésie, dont le cri n'est qu'une d'entre elles.

 

 

Ma répétition d'hier après-midi a été assez éprouvante, déjà et je pense que c'est là l'élément essentiel, par le fait que je lis vraiment très mal, quand je ne passe pas par cette préparation d'avant lecture publique, qu'une metteur en scène m'a enseignée, a trouvé adapté, pour moi, ma lecture, et ses scléroses (sa volonté, et en même temps, son enfermement dans une attitude raide, raidie, par la volonté du cri). Mais tout s'est pour finir bien terminé, et il y aura bien lors de cette lecture, des évolutions à certains moments, de danse contemporaine (c'est un vieux souvenir, une très ancienne idée, de mes idées scéniques que j'ai assemblées dans un endroit de carnet — le retour, en cette fin d'année, d'un jongleur professionnel de premier niveau, avec lien de interposé, avec qui il est question de : que toutes ces idées étaient vraiment très bien, et qu'elles mériteraient toutes réalisation — Oui, là aussi, réside ce que j'ai nommé "poésie publique"). Mais l'éprouvance, a été également sur une remise en question, une condamnation, de la "noirceur" de mes textes, un rejet (dû encore une fois je le pense à la maladroitesse et la piteuse "performance" qui fut la mienne, à froid), heureusement passager passagère. Ce blocage, à un certain niveau de ma gorge : le cri s'arrête là, se coince se bloque à une hauteur bien précise, préfabriquée — il s'agit de bien "crier" le cri —, la préparation étant là permettant, de faire voyager la voix dans le corps, afin qu'il devienne potentiel crieur, et potentiel seulement, c'est-à-dire constamment prêt à, et non, forcément, le faisant.

 

 

Alain

 

 

 

 

Publié dans correspondanSes

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