Notes et "lectures"

Publié le par Alain Marc

Non Florence, tout est entièrement correct. Ce "de" sans suite, est la trace d'un bout de phrase que j'ai effacé, et qui a son histoire (une discussion avec Bernard Noël lui-même). Ce "de" était suivi du nom d'un écrivain (il est vrai et j'en partage le même avis à son sujet et le simple fait d'apporter un "comme" - Deguy -, assimile aussitôt le seul point que l'on voulait soulever, et joindre, assembler assimiler par le simple fait de la jonction du "comme", à l'intégralité, et de l'homme et de l’œuvre et de sa réception, qui va parfois dans le sens totalement contraire de celui du petit point que l'on trouvait pourtant fort semblable). J'ai voulu ne pas provoquer inutilement une polémique. L'essai permet lui de corriger, de part déjà la totalité du texte qui environne et "englue" la note. Publier une note seule, à chaque fois, produit un autre effet de lecture, apporte une pause temporelle (il se passe à chaque fois vingt quatre heures au minimum avant que l'on puisse lire la suite alors que dans l'essai il n'y a que quelques secondes qui séparent la lecture de la note suivante).

Mais aussi, et surtout : laisser une phrase sans suite, coupée, est quelque chose que nous faisons sans cesse dans le langage parlé. Le laisser en l'état dans la langue écrite ne fait qu'insérer la langue parlé dans l'écrit. On saute ainsi, dans la vie courante, "du coq à l'âne", interrompt une idée et donc sa phrase soudain subitement, etc. J'aime ce genre de chose. Et là je commence déjà à répondre à votre question sur la musique. Je ne dirais pas musique mais oralité, irruption de l'oralité, et omniprésence, dans l'écrit, sur le papier blanc de la page. Même si je n'utilise pour ce cas précis ce procédé que dans mes écrits critiques et non ma poésie (quoique).

, Alain

Publié dans correspondanSes

Commenter cet article