Transcrivant cet entretien

Publié le par Alain Marc

Chère Florence,

 

 

je suis en ce moment même en train de transcrire l'entretien que j'ai eu sur Écrire le cri avec Jehan Van Langhenhoven sur Radio libertaire en mars 2004 (je travaille depuis plus de trois semaines maintenant à terminer ce petit carnet que j'ai appelé et qui est destiné à prendre cet entre deux entre Écrire le cri et ce deuxième tome que je projette d'écrire un jour pour lui emboîter le pas, le poursuivre avec ce que je n'ai pu intégrer dans le premier et le compléter avec la masse de notes et réflexions que j'ai alors entamées) et je pense beaucoup à vous. Je pense que ce dernier vous intéresserait en effet grandement. Entretien en même temps pas facile, à m'en débattre et me faire comprendre, et en même temps je pense instructif si toutefois j'arrive à y inscrire sur papier l'inconscient de moi qui n'a pu sortir et transparaître dans le direct de l'exercice. Ce qui me renforce dans mon désir de VOUS porter à votre connaissance tout ce que je peux et sortirais, dans tous les mois à venir (je préparais une réponse à votre intention mais n'ai pour le moment pas encore réussi à en tenir un fil suffisamment solide et respectueux de mes intentions et du moment et de mon proche avenir que je m'esquisse). Vous communiquer ce seul entretien en prélecture détaché du reste ? Pourquoi pas si vous en sentez le désir (je ne tiens pas à commencer mes envois avant que vous n'ayez rédigé votre travail sur la Poitrine et Écrire le cri afin de ne pas vous détourner de la route que vous avez eu la gentillesse de me donner à entrevoir). De même pour nous voir. Cela serait un grand plaisir (téléphonez-moi si vous le désirez prochainement : j'ai en plus un manuscrit important à récupérer sur Paris depuis deux semaines que je laisse également sans nouvelles...)

 

 

En ce qui concerne des écrits le problème n'est pas tant de se mettre à écrire, mais de s'y plonger vraiment. Je sais que cet acte est de l'ordre du saut, de l'oser, et de la confiance, que l'on peut avoir de soi par rapport aux autres. Ce qui peut seul sauver le désir, est le travail, la reprise, continue, de la seule petite voix que l'on a au fond de notre plus intime conviction, et ce, envers et contre tous. Le travail sauve tout (et la solitude, lorsqu'elle est productive).

 

 

avec mes amitiés.

 

 

Alain

 

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