Vraie lectrice

Publié le par Florence Trocmé

Alain, MERCI de votre lettre.

Vous me faites un grand honneur/bonheur en disant que je suis une vraie lectrice d’Écrire le cri : je vous en ai dit si peu, mais il faut croire que ce peu dit beaucoup.

Je crois que votre désir rencontre le mien. J'ai souvent pensé à notre rencontre qui a inscrit quelque chose en moi et notamment, c'est très curieux, cette "masse" de vos écrits en gestation que vous avez évoquée. Et j'ai souvent pensé que j'aimerais y avoir accès. Je vous promets que c'est vrai !

Il me faudra du temps, mais je vous sais patient quand vous savez que l'attente ne vient pas de l'indifférence, mais soit d'une lente lecture, soit oui, c'est vrai, d'une grande occupation parallèle, qui a aussi tout son sens. Ne serait-ce déjà que parce qu'elle a permis que nous nous rencontrions.

J'ai pour certains livres une pratique de lecture que j'appellerai faute de mieux sporadique : de petites doses, plusieurs fois par jour.... c'est extraordinairement fécond...

Votre recherche me touche très profondément, sur de nombreux plans (en particulier par son universalité). Je crois que je suis donc prête à l'accueillir.

Et peut-être oserais-je à mon tour vous donner de temps à autre des choses à lire, de moi, qui n'en suis même pas au stade de chercher un éditeur, mais d'oser montrer à de très rares personnes ce qu'il m'arrive de faire et plus profond encore, de m'autoriser véritablement à écrire. Mais c'est une autre histoire, qui n'est pas forcément intéressante.

À très bientôt. Nous pouvons très bien nous revoir, quand vous voudrez, au même endroit, pour que vous me reparliez un peu de ce continent de vos autres écrits. Car si j'ai bien en tête les trois livres que je possède, le souvenir de ce que vous m'avez dit sur l'ensemble de votre travail et son articulation est plus flou. Je pense que ce serait intéressant que nous en reparlions.

Florence

Publié dans correspondanSes

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