Article sur notre rencontre

Publié le par Florence Trocmé

Oui, c'est vrai c'est le mot juste. Je suis restée un long moment dans l'aura de cette rencontre, je vous le dis en toute simplicité. Et je viens d'écrire un mot à Gabrielle Althen qui m'a envoyé un très beau dossier sur une jeune poète morte à 27 ans en 1994 Béatrice Douvre ; elle écrit ceci :

"Cette poésie est miracle. Non l'arrogant miracle par lequel René Char désignait superbement son poème, mais un autre, moins fondé sur l'éclat que sur la découverte d'un manque, heureux peut-être, qui serait celui d'une absence de cloisons entre l'invisible et ce qui se laisse voir. La mitoyenneté du naturel et de ce qui en grandit le sens ne cesse de s'y laisser traverser, comme si était abolie la notion de ce qui reste infranchissable". Je n'ai pu m'empêcher d'y entendre un écho, très évident, de certains de nos échanges d'hier et je lui en ai parlé au demeurant dans ma lettre !

J'ai commencé à lire, tout doucement, quelques regards : à la manière dont vous le suggérez dans un relâchement suspendu sur le fil du quotidien.

Florence

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